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samedi 20 mai 2017

Mon Cinématographe à Cannes - Netflix s'invite sur le tapis rouge


Mon Cinématographe, en partenariat avec CineCinephile.com, est au 70ème Festival de Cannes pour vous faire vivre les temps forts de la sélection officielle qui a débuté avec le film d'Arnaud Desplechin, Les Fantômes d'Ismaël, présenté en ouverture hors compétition. L'histoire d'un amour disparu qui revient d'entre les morts, interprété par Mathieu Almaric, Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg, et sans conteste l'un des plus grand ratages du cinéaste français chéri des critiques. Desplechin se montre incapable d'unifier deux histoires qui ne prennent jamais corps, alourdies par des dialogues sentencieux et une direction d'acteurs calamiteuse d'où surnage uniquement la vibrante Charlotte Gainsbourg. De citations hitchcockiennes hasardeuses en déconstruction de récit inutile, Desplechin ne trouve jamais l'inspiration en échouant sur toute la ligne.


Okja de Bong Joon-ho

La plateforme américaine Netflix s'est invitée dans une polémique qui a secoué la Croisette en présentant deux longs métrages qu'elle a produit dont le nouveau film du coréen Bong Joon-Ho, Okja, avec Tilda Swinton et Jake Gyllenhaal. Le brillant réalisateur de Mother et The Host nous embarque dans un film où se mêle le conte, la critique sociale et l'aventure et qui a été plutôt bien reçu. Une œuvre qui ne risque pourtant pas de se retrouver au palmarès, si l'on en croit les propos du président du jury, Pedro Almodovar, qui conteste le fait que Netflix ne diffuse pas le film dans les salles de cinéma mais uniquement sur son site, dès le 28 juin.
Wonderstruck de Todd Haynes

Le réalisateur Todd Haynes, auréolé du succès cannois de Carol, revient en compétition avec Wonderstruck dans lequel il raconte, sur deux époques distinctes, le parcours de deux enfants sourds dont l'un se passionne pour la carrière d'une mystérieuse actrice jouée par Julianne Moore. Todd Haynes adapte le romancier Brian Selznic, l'auteur d'Hugo Cabret, et livre une œuvre assez éloignée de ses films précédents. 

Mon Cinématographe est allé à la rencontre des festivaliers afin de recueillir leurs premières réactions sur ces deux longs métrages très attendus. 

Antoine Jullien

vendredi 22 janvier 2016

Exposition Martin Scorsese

 
Produite par la Deutsche Kinemathek, l'exposition Martin Scorsese a pris ses quartiers à la Cinémathèque française après son passage à Berlin. 

Un évènement dans la mesure où Martin Scorsese est aujourd'hui le cinéaste vivant le plus célèbré dans le monde et l'inspirateur d'un grand nombre de réalisateurs.

Fer de lance du Nouvel Hollywood, il a débuté sa carrière par des œuvres autobiographiques évoquant ses origines italiennes et sa vie à Little Italy (Mean Streets), puis a poursuivi son exploration new-yorkaise dans divers registres (Taxi Driver, After Hours) avant de devenir le maître du film de mafieux (Les Affranchis, Casino) et un réalisateur bankable (Les Infiltrés, Le Loup de Wall Street). 

Deux acteurs ont durablement marqué sa filmographie. Robert De Niro tout d'abord, son alter égo, qui a trouvé dans les films du cinéaste des performances à sa démesure (Raging Bull) puis Leonardo DiCaprio qui lui a permis d'élargir son public tout en construisant ensemble une collaboration riche et féconde.

Asa Butterfield et Martin Scorsese, Hugo Cabret (Hugo), 2011. Martin Scorsese Collection, New York.

Scorsese, c'est aussi le défricheur de films à travers sa Film Foundation qui restaure des œuvres du patrimoine que l'on croyait perdues à jamais. Un cinéphile passionné, un amoureux transit du cinéma et des cinéastes à qui il consacra deux anthologies (Voyages à travers les cinémas américain et italien). 

Martin Scorsese, c'est surtout un homme incroyablement actif qui, à 73 ans, produit dans le même temps une série sur le monde de la musique avec son camarade Mick Jagger (Vinyl, diffusée prochainement) et tourne son 24ème long métrage, Silence, sur la religion, l'un de ses thèmes obsessionnels. 

Une frénésie à l'image de ses personnages que la Cinémathèque met en lumière à travers une exposition que nous vous proposons de découvrir en compagnie de Matthieu Orléan et du maître en personne.

Antoine Jullien

Exposition Martin Scorsese à la Cinémathèque française jusqu'au 14 février 2016.
Renseignements : www.cinematheque.fr


mercredi 23 octobre 2013

L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet


Avant d'évoquer l'évènement Gravity, en salles aujourd'hui, parlons du septième film de Jean-Pierre Jeunet, L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet. Le réalisateur d'Amélie Poulain nous embarque dans le Montana pour nous conter les aventures d'un jeune garçon de 10 ans, T.S. Spivet, parti seul à Washington recevoir le prestigieux prix Baird pour son invention sur la machine à mouvement perpetuel. Mais il cache un lourd secret... 

Jeunet a décidé de tourner ce nouvel opus en 3D, enrôlant pour l'occasion le stéréographe d'Hugo Cabret, Demetri Portelli. Ce n'est pas par coquetterie que le cinéaste s'est emparé de ce nouvel outil mais bien pour imprimer un nouveau souffle à son univers qui commençait à sentir le formol (voir le calamiteux Micmacs à tire-larigot). Le pari est réussi car Jeunet utilise le relief à bon escient, en mettant au premier plan les inventions du jeune Spivet et en donnant plus d'ampleur à ses courtes focales qu'il affectionne tant. Le cinéaste se renouvelle, en partie du moins, grâce au cadre qui l'a choisi, à savoir l'Amérique profonde, et à son protagoniste, un enfant épris de culpabilité qui fuit sa famille. 

Jean-Pierre Jeunet 

On sent bien que Jeunet a voulu éviter les pièges du grand film familial, en injectant de la noirceur et une certaine tristesse au personnage, poursuivi par la mort accidentelle de son frère. De même qu'il n'a pas souhaité réaliser un film trépidant, truffé de rebondissements. L'extravagant voyage du titre est donc trompeur car le périple du bambin ne figure que dans la deuxième partie du récit. D'où le sentiment d'un scénario un peu boiteux, construit en trois temps inégaux. Si la cellule familiale du début est intéressante, la dernière partie à Washington semble trop fabriquée et artificielle pour convaincre. Le cinéaste n'est pas très à l'aise dans cette réconciliation forcée et donne l'impression de ne plus savoir quoi raconter. Jeunet n'as pas réussi la greffe entre le film de commande et l'oeuvre plus personnelle, bien que l'on comprenne aisément les raisons qu'il l'ont poussé à adapter le livre de Reif Larsen. Si le cinéaste a eu la bonne idée de mettre ses tics de côté et qu'il fait montre une nouvelle fois de son talent visuel, il semble constamment se chercher. Comme son jeune protagoniste. 

Antoine Jullien

France / Canada - 1h45
Réalisation : Jean-Pierre Jeunet - Scénario : Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant d'après le roman de Reif Larsen 
Avec : Kyle Catlett (T.S. Spivet), Helena Bonham-Carter (Dr. Clair), Judy Davis (G.H. Jibsen), Niam Whilson (Gracie).


mardi 28 février 2012

Se réjouir du succès de The Artist


A peine The Artist venait de remporter ses 5 Oscars (film, réalisateur, acteur, musique, costumes) que la tradition française de l'autodénigrement se mettait en marche. Pour la première fois dans l'histoire du cinéma, une production soutenue et financée par la France obtient la récompense suprême dans le saint des saints hollywoodien. Comment ne pas se réjouir de voir triompher un réalisateur, Michel Hazanavicius, dont personne ne misait sur le projet avant l'arrivée du producteur Thomas Langmann, et de toute son équipe, Jean Dujardin et Bérénice Béjo en tête ? 

Ce n'est pas une affaire de chauvinisme mais bien de talent et de ténacité qui eux, n'ont pas de frontières. Est-ce avoir l'esprit cocardier que de constater que le cinéma français, si critiqué pour son manque d'audace et d'originalité, a osé entreprendre, en 2011, un film muet en noir et blanc au format 1.33 ? Il faut saluer de telles démarches qui redonnent foi en une cinématographie de passionnés nourris par le même amour du cinéma. Et le retour aux origines du septième art, également célébré par Scorsese dans Hugo Cabret, n'est-il pas une brillante manière de raviver son incroyable pouvoir de fascination ? 

Michel Hazanavicius, Bérénice Béjo et le producteur Thomas Langmann

Les mauvaises langues diront toujours que The Artist est un film sur Hollywood tourné au coeur des studios, la principale raison de sa côte d'amour outre-atlantique. Mais il faudrait revoir de plus près le film de Michel Hazanavicius pour se rendre compte du subtil décalage qu'il a réussi à opérer, en donnant à deux comédiens français des rôles normalement dévolus aux anglo-saxons. Hazanavicius lui-même déclarait au moment de la sortie du film avoir été le seul réalisateur qui ait dû convaincre un producteur français de choisir Jean Dujardin... 

On le sait, la campagne pour les Oscars a été un véritable raout promotionnel et le chef d'orchestre de ce battage médiatique, le controversé Harvey Weinstein, a encore su démontrer sa redoutable efficacité. Est-ce une raison pour dévaluer le film ? Certainement pas. D'ailleurs, la question essentielle à laquelle on doit répondre est la suivante : The Artist est-il un bon film ? Oui, un excellent même, d'une élégance et d'une ingéniosité remarquables. Un chef d'oeuvre ? Si l'on fait la liste des dix derniers longs métrages lauréats de l'Oscar du meilleur film, on en arrive rapidement à la conclusion que le meilleur film de l'année est rarement celui qui rafle la mise au final. Et The Artist a certainement profité de la faiblesse de la concurrence (à l'exception notable d'Hugo Cabret) pour s'imposer.

Il n'empêche que l'on savoure pleinement ce succès mérité qui a su tomber au bon moment, créant une rare alchimie que Thierry Frémeaux, le délégué général du festival de Cannes, a été l'un des premiers à percevoir. Les parcours de ses auteurs, enfin, du cultissime La Classe Américaine pour l'un à Nous c'est nous pour l'autre montrent que tout est possible, à condition d'y croire. Pour une fois, Georges Abitbol remiserait au placard sa fameuse réplique: "Monde de merde ! "

Antoine Jullien

dimanche 29 janvier 2012

Nominations Oscars et Césars


Les nominations des Oscars et des Césars sont tombées cette semaine. Fait inédit, la grande messe hollywoodienne aura un film français comme favori. Avec 10 nominations, The Artist est très attendu au tournant d'autant plus qu'il a déjà raflé le Golden Globe du meilleur film et Jean Dujardin celui du meilleur acteur. Si le succès outre-atlantique du film muet de Michel Hazavanicius donne lieu dorénavant à certains commentaires aigres, il serait bien injuste de ne pas rappeler la réussite de ce pari fou dont, il n'y a encore pas si longtemps, très peu misaient. Son principal challenger sera The Descendants d'Alexander Payne, vainqueur lui aussi aux Golden Globes. Plébiscité un peu exagérément par la presse américaine, cette histoire d'un père et de ses deux filles unis face à l'épreuve de la mort de leur mère a beaucoup séduit et pourrait valoir à George Clooney son premier oscar du meilleur acteur. Hugo Cabret de Martin Scorsese n'est heureusement pas oublié et obtient le plus grand nombre de nominations (11), le cinéaste décrochant sa septième distinction (vainqueur en 2007 pour Les Infiltrés). Idem pour un autre dinosaure du cinéma, Woody Allen qui, avec Minuit à Paris, fait un surprenant come-back dans cette cérémonie où il ne s'est jamais rendu, nommé dans les catégories meilleur film, réalisateur et scénario original. 


Parmi les autres long métrages retenus, citons l'intense The Tree of life qui vaut une nomination à Terrence Malick ainsi que l'excellent Le Stratège de Bennett Miller qui pourrait, peut-être, valoir enfin un oscar à Brad Pitt. Côté comédiennes, les biopics sont toujours aussi payants puisque Meryl Streep en Margaret Thatcher dans La Dame de fer et Michelle Williams en Marilyn Monroe dans My week with Marilyn semblent être les deux grandes favorites, à moins que Glenn Close dans le rôle d'une femme se faisant passer pour un majordome dans Albert Nobbs ou Rooney Mara en Lisbeth Salander dans Millenium ne viennent troubler le jeu. Parmi les belles surprises, Une Séparation d'Asghar Farhadi est retenu non seulement pour le meilleur film étranger mais également pour le meilleur scénario original, un cas rarissime pour un film non anglophone. 


Au rayon des absences regrettables, notons évidemment celle, consternante, de Drive de Nicolas Winding Refn qui n'obtient qu'une piètre nomination pour le son, Shame de Steve McQueen et l'inexplicable absence de son acteur principal Michael Fassbender ou We need to talk about Kevin de Lynne Ramsey alors que l'on attendait au moins une nomination pour Tilda Swinton. Des films sans doute trop dérangeants pour une académie qui brille parfois.... par son académisme. 


Mise à part le passage artificiel du nombre de nommés, passant de cinq à sept dans les catégories film, réalisateur, acteur et actrice, les Césars ne surprennent guère. Avec 13 nominations, Polisse domine les débats mais devra affronter des adversaires de poids : The Artist (10), La guerre est déclarée (6) et Intouchables (9) qui réconcilie pour une fois le triomphe public et la critique. Si relative surprise il y a, c'est la forte présence du remarquable L'exercice de l'état qui récolte pas moins de 11 nominations et celle plutôt inattendue de Pater d'Alain Cavalier. 


Les acteurs ayant interprété des personnages réels sont maintes fois représentés : Philippe Torreton/Alain Marécaux dans Présumé coupable, Sami Bouajila/Omar Raddad dans Omar m'a tuer, Denys Podalydès/Nicolas Sarkozy dans La Conquête sans oublier le duo Cluzet/Sy d'Intouchables. Notons également la grotesque distinction établie entre premiers et seconds rôles de Polisse où Karin Viard et Marina Foïs sont nommés dans la catégorie meilleure actrice alors que Joey Starr est retenu en meilleur second rôle masculin. Quant à l'unique nomination attribuée à L'ordre et la morale (meilleure adaptation), elle ne choquera personne au lendemain de la lamentable réaction de Mathieu Kassovitz sur internet. 


Parmi les vraies déceptions, citons l'incompréhensible absence du troublant Tomboy de Céline Sciamma, du mésestimé Poulet aux prunes et celle de Donoma dans la catégorie premier film.

Les verdicts seront rendus le 24 février pour les Césars et le 26 février pour les Oscars. 

lundi 16 janvier 2012

Top 10 2011

1. DRIVE 


2. POLISSE 


3. BLACK SWAN 


4. INTOUCHABLES


5. THE ARTIST


6. UNE SEPARATION 


7. LA GUERRE EST DECLAREE 


8. MELANCHOLIA 


9. LE DISCOURS D'UN ROI 


10. THE TREE OF LIFE


Les internautes ont fait leur choix : Drive de Nicolas Winding Refn est votre film préféré de l'année 2011. Le formidable polar de Nicolas Winding Refn a recueilli plus de la moitié de vos suffrages. Polisse de Maïwenn qui a suscité dans ces colonnes un débat passionné vous a manifestement enthousiasmé, lui accordant la deuxième place. Black Swan de Darren Aronofsky, autre film à ne pas avoir eu les faveurs de Mon Cinématographe, vous a conquis de même qu'Intouchables d'Olivier Nakache et Eric Tolédano qui a réussi, fait rarissime, à plaire autant aux spectateurs qu'aux critiques malgré certaines réserves que nous avons déjà évoqué. The Artist de Michel Hazanavicius, très plébiscité dans vos classements, obtient une méritée cinquième place en attendant son possible triomphe aux Oscars. 

La 6ème place d'Une Séparation est sans conteste la nouvelle la plus réjouissante de ce top 10 tant l'émotion que le film d'Asghar Farhadi a suscité auprès du public est impressionnante. On est plus réservé sur la 7ème place accordée à Valérie Donzelli et sa surestimée La Guerre est déclarée. La fin du monde selon Lars Von Trier vous a semble-t-il subjugué, situant Melancholia en 8ème position. Fort de son beau succès en salles, Le discours d'un roi de Tom Hooper obtient noblement la 9ème place. Quant à The Tree of life, si le film a divisé les critiques comme les spectateurs, la puissance de l'oeuvre de Terrence Malick en a laissé plus d'un bouche bée. 

A noter que les deux grands films de la fin d'année, Shame de Steve McQueen et Hugo Cabret de Martin Scorsese se classent juste après, et c'est tant mieux ! Précisons également que Fighter de David O. Russell, Super 8 de J.J. Abrams, le Tintin de Steven Spielberg, La Piel que Habito de Pedro Almodovar et Minuit à Paris de Woody Allen ont trouvé vos faveurs. 

On regrettera tout de même l'absence de quelques longs métrages peu vus au moment de leurs sorties et qui méritent d'être découverts : Il était une fois en Anatolie de Nuri Bilge Ceylan, We need to talk about Kevin de Lynne Ramsey, Balada Triste d'Alex de la Iglesia ou Donoma de Djinn Carrénard. 

Retrouvez LE PALMARES de l'année 2011. 

mardi 3 janvier 2012

L'année 2011

Les rituels sont immuables et les images cinématographiques de 2011 sont encore dans nos têtes. Afin que vous puissiez réaliser votre TOP 10 des films de l'année écoulée, voici un aperçu, tout à fait subjectif, des temps forts de 2011.


LES 10 SCENES CLEFS

Le baiser langoureux entre Ryan Gosling et Carey Mulligan suivi d'un bain de sang 
dans DRIVE de Nicolas Winding Refn


La séquence d'ouverture d'ESSENTIAL KILLING de Jerzy Skolimowski


La dispute des deux époux face au juge filmée en un magistral plan séquence 
dans UNE SEPARATION d'Asghar Farhadi


L'ahurissant coup de théâtre au milieu du récit de LA PIEL QUE HABITO de Pedro Almodovar


Hugo faisant tomber la valise de Georges Méliès qui laisse échapper les dessins de tous ses films 
dans HUGO CABRET de Martin Scorsese


La séquence de l'autopsie d'IL ETAIT UNE FOIS EN ANATOLIE de Nuri Bilge Ceylan


Le renoncement du pape dans HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti


Jean Dujardin imaginant l'arrivée du parlant dans THE ARTIST de Michel Hazanavicius


La fin du monde selon Lars Von Trier dans MELANCHOLIA


La saisissante révélation finale d'INCENDIES de Dennis Villeneuve



LES DEUX ACTEURS DE L'ANNEE

Michael Fassbender dans SHAME et A DANGEROUS METHOD 







L'ACTRICE DE L'ANNEE

Tilda Swinton dans WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN de Lynne Ramsey


LE CASTING DE L'ANNEE

Tous les interprètes d'UNE SEPARATION


LA REVELATION

DONOMA de Djinn Carrénard


LE RETOUR EN GRÂCE INESPERE

Wim Wenders avec son magnifique PINA


LE GRAND FILM POLITIQUE QUE L'ON ATTENDAIT PLUS

L'EXERCICE DE L'ETAT de Pierre Schoeller


LE FILM LE PLUS SENSORIEL

THE TREE OF LIFE de Terrence Malick


LE FILM LE PLUS MANIPULATEUR

POLISSE de Maïwenn


LA PLUS BELLE SURPRISE 

Le troublant TOMBOY de Céline Sciamma


LE REALISATEUR QUI CONFOND ESBROUFE ET TALENT

Darren Aronofsky et son lourdingue BLACK SWAN


LE FILM LE PLUS SYNCOPE



LE FILM LE PLUS ANXIOGENE

CONTAGION de Steven Sodebergh


LE FILM LE PLUS DEMESURE

BALADA TRISTE d'Alex de la Iglesia


L'ADAPTATION MIRACULEUSEMENT REUSSIE



LES PLUS BEAUX HOMMAGES

Martin Scorsese à Georges Méliès dans HUGO CABRET


Michel Hazavanicius au cinéma muet dans THE ARTIST

J.J. Abrams à Steven Spielberg dans SUPER 8


LE PLUS GRAND DELIRE CRITIQUE

LA GUERRE EST DECLAREE de Valérie Donzelli


LE FILM FAUSSEMENT SYMPATHIQUE

LE HAVRE d'Aki Kaurismäki


LE RATAGE INTEGRAL

LE MOINE de Dominik Moll



LE FILM LE PLUS SIMENONIEN

AVANT L'AUBE de Raphaël Jacoulot


LE FILM LE PLUS RENVERSANT

LA PIEL QUE HABITO de Pedro Almodovar


LA MISE EN SCENE LA PLUS ELECTRIQUE

DRIVE de Nicolas Winding Refn


LE REALISATEUR QUI DEVRAIT ARRÊTER DE TOURNER 

Luc BESSON et sa mièvre LADY 


LE COMEDIEN LE PLUS TRANSFORMISTE

Sean Penn dans THIS MUST BE THE PLACE de Paolo Sorrentino


LE PLUS MAUVAIS CONCOURS DE GRIMACES

Keira Knightley dans A DANGEROUS METHOD de David Cronenberg


L'ACTEUR/CHANTEUR QUI A BIEN DU MAL A ARTICULER

Benjamin BIOLAY dans POURQUOI TU PLEURES ? de Katia Lewkowicz


LA MEILLEURE IMITATION DE MICHAEL CAINE

Steve Coogan et Rob Brydon dans THE TRIP de Michael Winterbottom


LA MEILLEURE PERFORMANCE CANINE 

Cosmo dans BEGINNERS et Uggy dans THE ARTIST



LE FILM QUI REUSSIT LE PRODIGE DE VOUS INTERESSER AU BASEBALL

LE STRATEGE de Bennett Miller


LE FILM LE PLUS SADIQUE

J'AI RENCONTRE LE DIABLE de Kim Jee-woon


LE POLAR COUP DE POING

ANIMAL KINGDOM de David Michôd


LA PLUS BELLE DECOUVERTE

WINTER'S BONE de Debra Granik


LE FILM LE PLUS EMMERDANT MAIS C'EST MAL VU DE LE DIRE

L'ETRANGE AFFAIRE ANGELICA de Manoel de Oliveira


LE FILM LE PLUS CONSTERNANT

MA PART DU GÂTEAU de Cédric Klapisch


LE FILM LE PLUS LAID TOURNE AVEC UNE VIEILLE HI8

JEANNE CAPTIVE de Philippe Ramos


LA MEILLEURE UTILISATION DE LA 3D

LA GROTTE DES RÊVES PERDUS de Werner Herzog


LE SUCCES UN CHOUÏA EXAGERE

INTOUCHABLES d'Olivier Nakache et Eric Tolédano


LE PLUS BEAU PLAN

Le long travelling latéral de Michael Fassbender en train de faire son jogging dans les rues de New York dans SHAME de Steve McQueen 



RETROUVEZ LES PALMARES 2010 et 2009.