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mercredi 14 décembre 2011

Hugo Cabret


Si Martin Scorsese avait donné l'impression ces dernières années de s'être fait engloutir par le système (voir la critique de Shutter Island), Hugo Cabret vient lui apporter un sérieux démenti. Les critiques étaient cependant légitimes à voir le réalisateur de Casino entreprendre un film pour enfants. En adaptant le roman de Brian Selznick, Scorsese n'a pas seulement livré un conte rondement mené, il a fait sa plus belle déclaration d'amour au cinéma dont il n'a eu de cesse, hier et aujourd'hui encore, d'en dénicher les pépites et restaurer les chefs d'oeuvres oubliés. 

Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. De son père mort quelques temps plus tôt, il ne lui reste plus qu'un étrange automate dont il cherche la clé qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle et le mystérieux Papa Georges, il va en percer le secret... 

Ben Kingsley et Asa Butterfield

La 3D semblait à bout de souffle au coeur du blockbuster hollywoodien, incapable de prolonger le choc visuel que fut Avatar. Scorsese l'a utilisé non pas en grand connaisseur technique à la James Cameron (qui a d'ailleurs vanté publiquement les qualités du film) mais en découvreur qui a su trouver l'adéquation formelle idéale avec le cinéma de Georges Méliès. Car c'est bien de ce grand inventeur qu'il est avant tout question sous les traits d'un Ben Kingsley triste et désabusé qui, après avoir connu la gloire, connaîtra la ruine et, le pire pour un cinéaste, l'oubli. 

L'hommage est bouleversant et atteint une dimension émotionnelle qu'on ne soupçonnait pas. Quand Hugo et Isabelle rentrent dans la chambre de Méliès et font tomber par mégarde sa valise remplie des dessins de tous ses films, l'histoire du cinématographe vole au-dessus de notre tête dans un merveilleux tourbillon d'images féériques. La scène, d'une beauté renversante, est aussi d'une cruauté terrible car elle signifie la mort artistique d'un homme pour qui le cinéma était toute sa vie. Un jumeau de Scorsese en somme qui a trouvé en Méliès un père de substitution. 


Le spectacle est là, à l'écran, se déployant avec une maestria et une grâce inouïes. La caméra virevolte dans les recoins de la gare Montparnasse jusqu'aux toits enneigés d'un Paris fantasmé par un Scorsese qui se met toujours à hauteur d'enfant. Hugo, c'est aussi lui gamin qui a compensé ses problèmes de santé par l'évasion dans le septième art. Très inspiré, le réalisateur manie son récit avec une grande fluidité, accordant de l'importance à chaque personnage, du jeune Asa Butterfield qui apporte une vraie étrangeté à Hugo en passant par Sacha Baron Cohen en policier borné sans oublier la touchante Frances de la Tour qui interprète la femme de Méliès et qui fut, à l'époque, l'une de ses principales comédiennes.

Car Scorsese nous rappelle également les grandes étapes de la vie de Georges Méliès (s'éloignant parfois de la réalité historique), récréant même les tournages de ses films dans son studio de Montreuil. Petits et grands, cinéphiles ou néophytes, l'âme de l'enfance qui a tant porté le réalisateur du Voyage dans La Lune (voir l'interview de Serge Bromberg) devrait envahir votre coeur de spectateur. En signant l'une de ses oeuvres les plus personnelles, Martin Scorsese nous dit magnifiquement à quel point les faiseurs de rêve et les artisans de l'imaginaire sont importants dans nos vies et pourquoi ils nous font tant aimer le cinéma. Impossible de passer à côté d'un tel hommage. 

Antoine Jullien

Retrouvez les photos du tournage d'Hugo Cabret ICI.



DVD et Blu-Ray disponibles chez Metropolitan Video.

Interview de Serge Bromberg, réalisateur du Voyage Extraordinaire


La Cinémathèque française vient de célébrer le 150ème anniversaire de la naissance de Georges Méliès. L'un des plus grands pionniers du septième art est doublement à l'honneur, à travers la restauration du Voyage dans La Lune et la sortie d'Hugo Cabret de Martin Scorsese. 

A l'occasion de cette restauration, nous avons rencontré Serge Bromberg, directeur de la société Lobster et co-réalisateur avec Eric Lange du Voyage extraordinaire *, un documentaire ludique et pédagogique retraçant l'oeuvre de Georges Méliès et la genèse de la restauration du Voyage dans La Lune. 


- Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez procédé pour restaurer Le Voyage dans la Lune ?

Serge Bromberg : Cette restauration est avant tout le fruit d'un partenariat entre la Fondation Groupama Gan et la Fondation Technicolor, avec la collaboration des Archives du Film et de Madeleine Malthête-Méliès, la petite-fille de Georges Méliès. En 1999, nous avons procédé à un échange avec la Filmoteca Catalunya de Barcelone qui possédait une copie en couleur du Voyage dans la Lune. C'est cette copie, récupérée dans un état critique, que nous avons utilisée pour réaliser la restauration. Mais il manquait le dernier tableau. Pour compléter les quelques manques de la copie couleur, environ 7 à 8% du total, nous avons eu recours à la copie noir et blanc appartenant à Madeleine Malthête-Méliès, tirée du négatif original que l'on a recoloriée numériquement et un contretype, dit « Mauclair », qui avait servi pour la projection du gala Méliès en 1929. Cet assemblage a donné lieu à la version restaurée que l'on peut voir aujourd'hui.

Photogramme du Voyage dans La Lune avant restauration 
© Lobster Films - Fondation Groupama Gan - Fondation Technicolor


- Méliès considérait lui-même que ce n'était pas son meilleur film alors que beaucoup le considèrent comme son chef d'oeuvre. Pourquoi Le Voyage dans La Lune a-t-il tant marqué les esprits ?

Le phénonème du Voyage dans La Lune n'est pas du à Méliès, Le Royaume des Fées ou Robinson Crusoé sont pour moi plus intéressants. C'est un phénomène en terme de public. Il s'agit du premier blockbuster de l'histoire du cinéma, un film qui reste dans les mémoires grâce à l'image de l'obus dans l'oeil de la Lune.


- Alors que l'on peut voir le film en copie numérique avec une nouvelle bande originale, comment était-il projeté en 1902 ?

En 1902, il n'y avait ni générique de début, ni générique de fin, ni intertitres. A l'origine, le film ne bénéficiait pas d'une recommandation musicale. Méliès vendait les copies de ses films et l'exploitant était libre de choisir la musique qu'il voulait. Pour aider l'exploitant, Méliès lui donnait la copie avec le boniment qu'il était libre d'utiliser ou non. Le principe était le suivant : une personne se plaçait à côté de l'écran et lisait le texte qui racontait l'histoire.


- Les copies du film étaient-elles diffusées en couleur ou en noir et blanc ?

Officiellement, Le Voyage dans la Lune n'était pas proposé avec un coloriage ¹. Pourtant, on l'a retrouvé colorié. Le coloriage était fait « à façon », c'est à dire qu'un client venait et demandait à Méliès un film colorié. Pour une seule copie en couleur, on peut penser qu'une cinquantaine était fabriquée en noir et blanc. Le film a du être projeté dans son immense majorité en noir et blanc car s'il y avait eu beaucoup de copies en couleur, on en aurait retrouvé plus. Il n'existe aujourd'hui qu'une seule copie d'origine en couleur connue, la nôtre, celle trouvée à Barcelone. Une anecdote à ce propos est intéressante. En 1929, Mauclair veut projeter Le Voyage dans La Lune dans le cadre du gala Méliès donné à la salle Pleyel. Il ne retrouve qu'une seule copie pleine de défauts, incomplète, techniquement incompatible avec les projecteurs modernes et dont il manque la première séquence qui dure plus de deux minutes. Cette copie, qui existe en 1929 mais dont on ne sait plus rien, est en couleur car on voit des traces de coloriage sur le noir et blanc du contretype. A partir de cette copie et avec les moyens rudimentaires de l'époque, il va fabriquer ce contretype (un internégatif noir et blanc, le seul système disponible à l'époque) dont il va tirer une copie neuve noir et blanc, techniquement compatible. Pour lui redonner un peu de lustre, Mauclair va la teinter de manière assez primitive, prenant son pinceau pour colorier les rares effets spectaculaires et les explosions. Aujourd'hui, la famille Méliès a récupéré cette copie produite quinze ans après la fin de la carrière de Méliès, prétendant qu'il s'agit d'une copie coloriée du film alors que ce n'est évidemment pas une copie authentique ni une copie coloriée comme l'aurait fait Méliès au temps de sa gloire. Je tiens à faire cette précision car dans le DVD ** co-édité par Studio Canal et la Cinémathèque, il est indiqué qu'il s'agit du Voyage dans La Lune en couleur. Ce n'est absolument pas le cas et entretenir ainsi la confusion n'est pas très glorieux. 

Photogramme du Voyage dans La Lune restauré
© Lobster Films - Fondation Groupama Gan - Fondation Technicolor


- On découvre avec stupéfaction que le Voyage dans La Lune est le premier film piraté de l'histoire du cinéma.

Il a été piraté parce qu'il avait du succès. Plusieurs personnes ont récupéré des copies du film, en ont fait des négatifs pirates et les ont envoyés aux USA. Sur une copie américaine du Voyage dans La Lune, William Zelig a rajouté un titre qui était Le Voyage sur Mars. Il distribuait le boniment anglais écrit par Méliès, ne se donnant même pas la peine de changer le mot Lune par Mars ! Il faut bien se rendre compte qu'à l'époque, le cinéma, c'était le western ! Il n'y avait pas de salles de cinéma, pas de remontées de royalties, pas d'organisation, rien. C'était « Règlements de comptes à Méliès choral! ».


- On célèbre le 150 anniversaire de la mort de Méliès. Quel fut l'impact de son oeuvre dans le cinéma mondial et sur les cinéastes ?

Méliès n'est plus une référence en matière de spectacle mais sa curiosité et son ouverture d'esprit fascinent toujours autant. Il avait cette capacité de faire de son rêve une réalité cinématographique que bon nombre nous envie aujourd'hui. Michel Gondry, Georges Lucas, Steven Spielberg ou Tim Burton sont des cinéastes qui ont leurs rêves, qui sont dans leur monde et sont donc en ce sens des héritiers de Georges Méliès. Leur imagination est débridée. Ils sont libres, comme Méliès en son temps.


- Outre ses nombreuses trouvailles visuelles et trucages, on lui doit d'être l'inventeur de l'industrie cinématographique telle qu'on la connaît aujourd'hui, concevant le premier studio entièrement équipé et la première structure dédiée au cinéma, la Star Film. Avait-il conscience de son rôle de précurseur ?

Les premiers qui ont réalisé des « films à trucs » étaient les premiers qui réalisaient « des films à trucs », je ne pense pas qu'il réfléchissait comme ça. Méliès était d'abord un magicien, il a poussé cette magie plus loin grâce aux moyens du cinéma même si cinématographiquement ses films étaient relativement pauvres : un seul axe, une scène de six mètres de large, pas de découpage technique, des tableaux qui s'enchaînaient... Il invente le premier studio parce qu'il en avait besoin et le fit construire aux mêmes dimensions que le théâtre Robert Houdin ². C'était un inventeur à l'intérieur d'un univers qu'il connaissait. Il prenait ce qu'il avait et il créait un monde magique qui parle à notre coeur d'enfant, c'est pour cette raison qu'il devrait séduire les jeunes générations de spectateurs. Quand on devient adulte, on devient plus raisonnable et on se censure contrairement à Méliès qui était resté un enfant, ce qui lui a permis de devenir le premier inventeur magicien du cinéma et qu'il a mené à être l'un des premiers industriels de la profession.

Georges Méliès, image extraite du documentaire Le Voyage extraordinaire
 © Lobster Films


- Pourquoi Méliès finit-il ruiné, terminant sa vie dans un magasin de jouets de la gare Montparnasse ?

Les affaires vont mal dès la fin des années 1900. Il ne tourne pratiquement plus puis il recommence en 1911 grâce à l'argent de Pathé. Mais son dernier film, Le Voyage de la famille Bourrichon, est un échec. Quand le public demandait du Méliès, il était le roi du monde mais au moment où il a voulu voir autre chose, Méliès n'a pas su s'adapter et a finit par lasser les spectateurs. Au début des années 1910, de grands boulversements surviennent. C'est l'apparition des premières actualités cinématographiques et surtout celle des vedettes. Il n'y avait pas de vedettes au temps des débuts de Méliès mais Max Linder puis Charlie Chaplin vont créer le star-systeme dont Méliès n'a pas su prendre le train en marche. Dans un moment d'amertume, il finira même par brûler tous ses films à son studio de Montreuil. Malheureusement, la Cinémathèque n'existait pas encore !


- Sur les 500 courts métrages estimés, combien sont-ils sauvegardés ?

On considére aujourd'hui qu'il y a entre 200 et 220 films qui ont survécu dans leur totalité ou partiellement. Il y a donc 300 films qui ont disparu. Une pellicule nitrate ayant une durée de vie relativement courte, cent ans maximum, les chances de retrouver des films de Méliès sont donc minimes. Mais le vieil adage dit : « Il n'y a pas de films perdus, il n'y a que des gens mal informés ». ll existe peut-être encore quelques trésors cachés !  


- Pourquoi avez-vous fait appel au groupe Air pour la bande originale ?

La réalisation d'une nouvelle version musicale faisait partit de l'ADN du projet depuis le départ. C'est Nicolas Saada et Olivier Assayas qui nous ont proposé le groupe Air et j'ai suivi le premier choix des fondations Groupama-Gan (Gilles Duval) et Technicolor (Séverine Wemaere) qui ont été très vite enthousiastes. J'apprécie beaucoup cette musique, elle nous transporte vers un nouveau voyage. Je pense qu'elle va beaucoup contribuer à la diffusion du film auprès d'un jeune public. On ne peut pas prétendre que la version de Air ou les versions antérieures sont la version absolue. La liberté que laissait Méliès en 1902 doit, en 2011, nous amener à faire de l'oeuvre de Méliès une oeuvre très contemporaine. Le Voyage dans La Lune se transforme ainsi en opéra rock très électro et on prend soudain conscience de sa modernité. Nicolas Gaudin et Jean-Benoît Dunckel, les compositeurs, me rappelaient récemment que les acteurs qui jouaient dans Le Voyage dans La Lune étaient plus jeunes que nous tous réunis, le film est donc une oeuvre de jeunesse.

Photogramme du Voyage dans La Lune restauré
 © Lobster Films - Fondation Groupama Gan - Fondation Technicolor


- Quel est votre regard sur Hugo Cabret qui sort le même jour que votre film ?

Martin Scorsese a suivi avec attention notre projet de restauration du Voyage dans La Lune, nous envoyant une lettre extrêmement touchante. Je me réjouis de la sortie d'Hugo Cabret qui va permettre de raviver l'esprit de Georges Méliès et de le replacer en haut de l'affiche. Scorsese a utilisé de nombreux extraits des oeuvres de Méliès provenant de la collection Lobster. Le film est un éblouissement, il va ravir les petits et grands. Les images de Méliès (interprété par Ben Kingsley) montrées dans Hugo Cabret et les reconstitutions de ses tournages en 1904 sont littéralement stupéfiantes. Au risque de paraître passéiste, les deux films les plus éblouissants que j'ai vu cette année sont The Artist de Michel Hazavanicius et Hugo Cabret qui conclut l'année cinématographique par un feu d'artifice de couleurs et de 3D d'une intelligence et d'une beauté remarquables. Je m'en doutais : Méliès est bien vivant ! 

Propos recueillis par Antoine Jullien


* Le Voyage extraordinaire suivi du Voyage dans La Lune, en DVD et Blu-Ray chez Lobster.

** Le coffret de 3 DVD A la conquête du cinématographe est disponible chez Studio Canal et Georges Méliès, le premier magicien du cinéma, un coffret de 6 DVD rassemblant 200 films est édité chez Lobster.

¹ Le procédé de coloriage le plus courant était fait au pinceau, consistant à peindre à la main, avec un pinceau ou une brosse, des couleurs à l'aniline sur des pellicules positives, image par image. 
² Théâtre de magie que Méliès acheta en 1888 et où il créa l'Académie de Prestidigitation. 

mardi 3 janvier 2012

L'année 2011

Les rituels sont immuables et les images cinématographiques de 2011 sont encore dans nos têtes. Afin que vous puissiez réaliser votre TOP 10 des films de l'année écoulée, voici un aperçu, tout à fait subjectif, des temps forts de 2011.


LES 10 SCENES CLEFS

Le baiser langoureux entre Ryan Gosling et Carey Mulligan suivi d'un bain de sang 
dans DRIVE de Nicolas Winding Refn


La séquence d'ouverture d'ESSENTIAL KILLING de Jerzy Skolimowski


La dispute des deux époux face au juge filmée en un magistral plan séquence 
dans UNE SEPARATION d'Asghar Farhadi


L'ahurissant coup de théâtre au milieu du récit de LA PIEL QUE HABITO de Pedro Almodovar


Hugo faisant tomber la valise de Georges Méliès qui laisse échapper les dessins de tous ses films 
dans HUGO CABRET de Martin Scorsese


La séquence de l'autopsie d'IL ETAIT UNE FOIS EN ANATOLIE de Nuri Bilge Ceylan


Le renoncement du pape dans HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti


Jean Dujardin imaginant l'arrivée du parlant dans THE ARTIST de Michel Hazanavicius


La fin du monde selon Lars Von Trier dans MELANCHOLIA


La saisissante révélation finale d'INCENDIES de Dennis Villeneuve



LES DEUX ACTEURS DE L'ANNEE

Michael Fassbender dans SHAME et A DANGEROUS METHOD 







L'ACTRICE DE L'ANNEE

Tilda Swinton dans WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN de Lynne Ramsey


LE CASTING DE L'ANNEE

Tous les interprètes d'UNE SEPARATION


LA REVELATION

DONOMA de Djinn Carrénard


LE RETOUR EN GRÂCE INESPERE

Wim Wenders avec son magnifique PINA


LE GRAND FILM POLITIQUE QUE L'ON ATTENDAIT PLUS

L'EXERCICE DE L'ETAT de Pierre Schoeller


LE FILM LE PLUS SENSORIEL

THE TREE OF LIFE de Terrence Malick


LE FILM LE PLUS MANIPULATEUR

POLISSE de Maïwenn


LA PLUS BELLE SURPRISE 

Le troublant TOMBOY de Céline Sciamma


LE REALISATEUR QUI CONFOND ESBROUFE ET TALENT

Darren Aronofsky et son lourdingue BLACK SWAN


LE FILM LE PLUS SYNCOPE



LE FILM LE PLUS ANXIOGENE

CONTAGION de Steven Sodebergh


LE FILM LE PLUS DEMESURE

BALADA TRISTE d'Alex de la Iglesia


L'ADAPTATION MIRACULEUSEMENT REUSSIE



LES PLUS BEAUX HOMMAGES

Martin Scorsese à Georges Méliès dans HUGO CABRET


Michel Hazavanicius au cinéma muet dans THE ARTIST

J.J. Abrams à Steven Spielberg dans SUPER 8


LE PLUS GRAND DELIRE CRITIQUE

LA GUERRE EST DECLAREE de Valérie Donzelli


LE FILM FAUSSEMENT SYMPATHIQUE

LE HAVRE d'Aki Kaurismäki


LE RATAGE INTEGRAL

LE MOINE de Dominik Moll



LE FILM LE PLUS SIMENONIEN

AVANT L'AUBE de Raphaël Jacoulot


LE FILM LE PLUS RENVERSANT

LA PIEL QUE HABITO de Pedro Almodovar


LA MISE EN SCENE LA PLUS ELECTRIQUE

DRIVE de Nicolas Winding Refn


LE REALISATEUR QUI DEVRAIT ARRÊTER DE TOURNER 

Luc BESSON et sa mièvre LADY 


LE COMEDIEN LE PLUS TRANSFORMISTE

Sean Penn dans THIS MUST BE THE PLACE de Paolo Sorrentino


LE PLUS MAUVAIS CONCOURS DE GRIMACES

Keira Knightley dans A DANGEROUS METHOD de David Cronenberg


L'ACTEUR/CHANTEUR QUI A BIEN DU MAL A ARTICULER

Benjamin BIOLAY dans POURQUOI TU PLEURES ? de Katia Lewkowicz


LA MEILLEURE IMITATION DE MICHAEL CAINE

Steve Coogan et Rob Brydon dans THE TRIP de Michael Winterbottom


LA MEILLEURE PERFORMANCE CANINE 

Cosmo dans BEGINNERS et Uggy dans THE ARTIST



LE FILM QUI REUSSIT LE PRODIGE DE VOUS INTERESSER AU BASEBALL

LE STRATEGE de Bennett Miller


LE FILM LE PLUS SADIQUE

J'AI RENCONTRE LE DIABLE de Kim Jee-woon


LE POLAR COUP DE POING

ANIMAL KINGDOM de David Michôd


LA PLUS BELLE DECOUVERTE

WINTER'S BONE de Debra Granik


LE FILM LE PLUS EMMERDANT MAIS C'EST MAL VU DE LE DIRE

L'ETRANGE AFFAIRE ANGELICA de Manoel de Oliveira


LE FILM LE PLUS CONSTERNANT

MA PART DU GÂTEAU de Cédric Klapisch


LE FILM LE PLUS LAID TOURNE AVEC UNE VIEILLE HI8

JEANNE CAPTIVE de Philippe Ramos


LA MEILLEURE UTILISATION DE LA 3D

LA GROTTE DES RÊVES PERDUS de Werner Herzog


LE SUCCES UN CHOUÏA EXAGERE

INTOUCHABLES d'Olivier Nakache et Eric Tolédano


LE PLUS BEAU PLAN

Le long travelling latéral de Michael Fassbender en train de faire son jogging dans les rues de New York dans SHAME de Steve McQueen 



RETROUVEZ LES PALMARES 2010 et 2009.